Il faut sauver le soldat Guimbi. Aux détours des stands d’expo­si­tion du Marché International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Fespaco (MICA), nous tom­bons sur celui de l’Association Cinomade. Sur la table, un cof­fret inti­tulé : Il faut sauver le Ciné Guimbi. Belle ini­tia­tive menée par Berni Glodblat et Salimata Sankara, dans le pays du plus grand fes­ti­val de cinéma de l’Afrique. Alors que les salles de cinéma fer­ment les unes après les autres, voilà que des pas­sion­nés se mobi­li­sent pour en sauver une.

Pour l’un des mem­bres de l’Association que nous avons ren­contré, le ciné Guimbi fait partie de la mémoire cultu­relle des habi­tants de Bobo Dioulasso, la 2eme ville du Burkina Faso. le ciné Guimbi, ouvert en 1956 ancien­ne­ment appelé Ciné Rio, a fermé en 2003. « Cette salle de ciné est celle que nous avons fré­quen­tée avec la famille, avec papa, maman, les frères et sœurs. Aujourd’hui, cette salle de cinéma est lais­sée à l’aban­don comme beau­coup d’autres salles au Burkina. Ces salles sont uti­li­sées pour des acti­vi­tés qui n’ont rien à voir avec le cinéma » nous dit-il. Sauver le Ciné Guimbi, c’est non seu­le­ment pro­je­ter des films, mais aussi faire des acti­vi­tés connexes aux ciné­mas.

Comment arri­ver à sauver le Soldat Guimbi ? Pour les bonnes volon­tés qui s’adon­nent à ce plai­doyer, il faut en parler, infor­mer les amou­reux du cinéma. Le projet a reçu le sou­tien des ins­ti­tu­tions natio­na­les et l’appui d’Africadoc, de la coo­pé­ra­tion Suisse, …. Il est aussi pos­si­ble de par­rai­ner l’achat d’un fau­teuil, une signa­ture sur le mur des amis du Ciné Guimbi et un don.
Espérons que les bien­fai­teurs seront nom­breux pour que le Ciné Guimbii puisse un jour, rayon­ner dans les nuits bobo­lai­ses par ses pro­jec­tions sous les regards heu­reux des famil­les qui enfin, gou­te­ront à nou­veau au plai­sir de regar­der des bons films en plein air.

Achille Kouawo I Clap Noir I 23/02/2013